Qui n’a jamais rêvé de s’en sortir, baguette magique à la main, avec un simple pshit de nettoyant multi-usages pour chasser saletés et microbes en deux temps trois mouvements ? Promesse alléchante oui, mais… piège à éviter selon 60 millions de consommateurs. Focus sur l’envers (pas toujours très reluisant) du décor.
Nettoyants multi-usages : la double promesse qui trompe
Dans les rayons, ils pullulent, rivalisant d’arguments : « Formule désinfectante et nettoyante, élimine 99,9% des bactéries, parfum frais… ». Autant dire que les nettoyants multi-usages semblent destinés à tout faire, et surtout à rassurer. Pourtant, 60 millions de consommateurs a mis ces produits sous la loupe dans son numéro de septembre, s’intéressant particulièrement à ceux qui prétendent avoir une action « désinfectante ou antibactérienne ».
Le premier constat de ce passage au crible est sans appel : les produits mêlant substances biocides (pour désinfecter) et tensioactifs (pour nettoyer) sont… les moins efficaces. Loin du duo de choc espéré, c’est plutôt un duo perdant. La manière dont ces composants interagissent, et surtout leur dosage, limite leurs performances respectives. Autrement dit, mélanger deux spécialités ne fait pas forcément une star du ménage.
Des résultats décevants (et parfois inquiétants)
Côté palmarès, difficile de dresser un portrait flatteur. Parmi tous les produits testés, un seul tire (un peu) son épingle du jeu : le Carolin Huiles essentielles, antibactérien eucalyptus et arbre à thé, qui offre des performances de nettoyage correctes – pas de quoi sauter au plafond de la salle de bains, mais c’est déjà ça.
Malheureusement, d’autres font bien pire. Le Cillit Bang Javel super nettoyante obtient la note peu reluisante de 8/20. Non seulement il brille par son inefficacité, mais il affiche également un Ména g’Score de D : cette note, qui évalue l’impact sur la santé et l’environnement (A pour les bons élèves, E pour les cancres), laisse songeur… Et si vous comptez sur le nettoyant multi-usages Monoprix citron pamplemousse pour agrémenter vos sessions ménage de quelques effluves fruités, mauvaise pioche là aussi : avec 8,5/20 et un Ménag’Score de E, c’est la pire note côté santé et environnement. Même si ce dernier se défend sur le plan détergent et dégraissant, difficile de recommander son usage avec enthousiasme.
- Mélange biocides/tensioactifs = faible efficacité globale.
- Risque accru pour la santé et l’environnement (Ména g’Score D ou E).
- Seule une référence (Carolin Huiles essentielles) s’en sort avec des performances acceptables de nettoyage.
Quels risques ? Pourquoi s’inquiéter ?
On pourrait penser qu’un produit qui « ne nettoie pas si bien que ça » n’est pas bien grave. Sauf que l’enquête va plus loin, en scrutant aussi l’impact de ces nettoyants sur notre santé et celle de notre planète.
Le Ména g’Score, qui donne le ton sur l’impact écologique et sanitaire, révèle une vérité qui fait tache. Un score de D ou E signifie un risque non négligeable pour notre sécurité, mais aussi pour l’environnement. C’est donc double peine : ni la promesse de propreté, ni celle de précaution n’est tenue. Un véritable fiasco marketing pour ceux qui misaient sur la solution miracle et écologique.
Le conseil des experts : retour au bon sens !
Face à ce bilan, la tentation pourrait être de tout jeter d’un revers d’éponge. Mais pas de panique : il existe une solution simple, recommandée par le magazine : « Pour obtenir un bon nettoyage, il nous semble préférable de privilégier les produits nettoyants seuls ». Exit donc les formules à double action, qui, malgré leurs étiquettes prometteuses, ne remplissent pas (ou mal) leur contrat. Ce conseil prend d’autant plus de sens à l’heure où le Covid-19 continue de faire parler de lui et où la chasse aux microbes reste, pour certains, une activité à plein temps.
En résumé, voyez les nettoyants multi-usages qui se proclament « triple action » comme des couteaux suisses mal aiguisés : ils font beaucoup… mais mal. À la maison, un bon vieux produit nettoyant classique, c’est souvent plus efficace. Et ça évite de pleurer sur un Ména g’Score désastreux. Mieux vaut choisir une gamme simple mais sûre, pour préserver votre intérieur, votre santé et la planète !
Passionné d’architecture intérieure et de beaux objets, Damian cultive depuis toujours un regard attentif sur l’art de vivre. Après plusieurs années passées dans le design et la communication, il lance Rive Gauche Décor pour partager ses découvertes, ses inspirations et ses coups de cœur. Entre adresses confidentielles, matières d’exception et tendances pointues, il dévoile chaque semaine une vision élégante de la maison, où chaque détail raconte une histoire.