Attention : ce geste pour nourrir les mésanges peut leur être fatal selon les experts, voici comment éviter le pire

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L’hiver venu, qui n’a jamais eu envie de donner un petit coup de pouce aux oiseaux affamés de nos jardins ? Pourtant, derrière ce geste bienveillant, se cache parfois un danger insoupçonné… et potentiellement fatal. Suivez le guide pour éviter que l’aide offerte aux mésanges et autres passereaux ne se transforme en piège involontaire.

Pourquoi nourrir les oiseaux peut parfois leur nuire ?

Quand le thermomètre plonge, les oiseaux peinent à trouver de quoi manger. Beaucoup de jardiniers s’empressent de leur offrir des boules de graisse, convaincus de faire une bonne action. Mais attention : toutes les aides ne se valent pas. Certaines, en apparence anodines, peuvent devenir de vrais dangers pour ces petits êtres.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) tire la sonnette d’alarme : les boules de graisse du commerce emballées dans des filets plastiques sont une menace, surtout pour les mésanges. Accrochées de façon pratique grâce au filet, elles piègent parfois les pattes fragiles des oiseaux qui s’y coincent ou s’entortillent. Résultat ? Blessures graves, amputations ou, pire encore, mort par épuisement pour ceux qui restent prisonniers du plastique. Malheureusement, ce genre d’accident est loin d’être rare…

Boules de graisse : optez pour la sécurité !

  • Avant de suspendre vos boules de graisse dans le jardin, retirez TOUJOURS le filet plastique. Pas d’exception, c’est une question de vie ou de mort pour les oiseaux !
  • Préférez les boules sans filet, disponibles dans les boutiques spécialisées (celles affiliées à la LPO par exemple).
  • Mieux encore, faites-les vous-même ! Une activité ludique et utile, adaptée à tous les âges.

Pour confectionner des boules maison, il suffit de faire fondre de la margarine, d’y incorporer différentes graines (tournesol, lin, orge, courge…) puis de mouler le tout dans des moules à muffins ou cannelés. Enfoncez une ficelle et laissez figer au réfrigérateur. Quand c’est prêt, accrochez vos créations à plus de 1,5 mètre du sol, loin des cachettes de prédateurs, dans un endroit dégagé mais proche de la végétation.

Attention aux surfaces vitrées et à l’alimentation !

La LPO et l’ASPAS rappellent un autre danger : les surfaces vitrées. Beaucoup d’oiseaux, trompés par les reflets ou la transparence, s’y fracassent. Les conséquences sont souvent dramatiques, même si parfois l’oiseau repart comme si de rien n’était. Pour éviter les collisions fatales :

  • Placez les mangeoires à plus de 3 mètres des fenêtres ou carrément contre le vitrage.
  • Si ce n’est pas possible, collez des autocollants sur la face extérieure, installez des rideaux, ou suspendez des mobiles qui bougent au rythme du vent.

Côté alimentation, oubliez les graisses animales récupérées autour du rôti de dimanche. Selon la RSPB, ces graisses, rarement digestes, sont un terrain de jeu rêvé pour les bactéries pathogènes : troubles digestifs, infections… vos auxiliaires à plumes s’en passeraient bien ! En prime, le sel et les épices qui accompagnent souvent ces graisses sont toxiques, même à petites doses.

Les alternatives plébiscitées par les experts :

  • Boules de graisse sans sel
  • Graines de tournesol et millet
  • Fruits frais non traités (pommes, poires…)

Non seulement ces aliments fournissent une énergie saine, mais ils répondent précisément aux besoins des oiseaux durant les périodes de grand froid.

Gestes essentiels pour un jardin ami des oiseaux

  • Installez un nichoir pour offrir à vos visiteurs un abri contre les rigueurs hivernales. On en trouve dès 10 euros, ou fabriqué maison pour les bricoleurs en herbe (avec panier en osier ou quelques planches de bois). Placez-le en hauteur, sur un arbre ou un mur, dans un endroit ensoleillé.
  • Prévoyez un abreuvoir (coupelle ou soucoupe peu profonde, 3 à 5 cm max), à placer à 1,5 m du sol et à équiper d’une pierre pour que les oiseaux y atterrissent aisément. Changez l’eau chaque jour et nettoyez l’abreuvoir une fois par semaine à l’eau et au vinaigre blanc. Proscrivez le sel ou les produits antigel : toxiques !
  • Observations et hygiène ! Les premiers jours, observez ce que les oiseaux consomment pour ajuster la quantité et éviter le gaspillage. Nettoyez régulièrement le nichoir (fientes, plumes) avec une brosse et de l’eau chaude ; désinfectez avec un chiffon imbibé d’huile essentielle de thym pour chasser maladies et parasites.
  • Soyez ponctuel ! Offrez les graines le matin, moment où les oiseaux sont particulièrement friands de réconfort après une nuit glaciale.

Conclusion : Aider les oiseaux, cela ne s’improvise pas ! En adoptant quelques réflexes simples et responsables, vous augmentez leurs chances de passer l’hiver sans encombres. Un jardin bienveillant, c’est aussi un jardin plein de vie, de chants et de plumes… et vous, vous gagnez le respect de tous les mésanges du quartier. À vos mangeoires !

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