Pourquoi Oslo est devenue la ville la plus verte du monde, loin devant Paris ?

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Pourquoi Oslo est devenue la ville la plus verte du monde, loin devant Paris ? Spoiler : un Parisien risque d’être vert… de jalousie !

Le printemps donne des envies de verdure… et pas seulement aux Parisiens

Qui n’a jamais rêvé de s’étendre dans l’herbe tendre d’un parc, quand les températures montent et que les journées s’allongent ? Ce désir quasi irrésistible de lézarder au soleil n’a fait que s’amplifier lors de la crise sanitaire. Il faut le dire : pendant les confinements, 7 Français sur 10, et 84 % des habitants des grandes villes, ont sérieusement souffert du manque d’espaces verts.
Docteur, c’est grave ? Oui, car les espaces verts ne sont pas qu’un plaisir pour les yeux : ils préservent la santé mentale – adieu stress, bonjour relaxation – et, selon certaines études, réduisent même le risque d’AVC. De quoi transformer chaque square en véritable bouée de sauvetage urbaine.
Résultat ? Aujourd’hui, 78 % des Français souhaitent que le développement végétal devienne une priorité politique. Rien que ça.

La France fait des efforts… mais ça reste modeste

Dans l’Hexagone, les efforts sont là, même s’ils paraissent parfois timides. Dijon tire son épingle du jeu avec 3,93 m² de parcs pour 10 habitants, devenant ainsi la ville la plus verte de France. Quant à Paris, il faut lui reconnaître un nombre record de parcs par habitant parmi les grandes villes françaises : 13 parcs, juste devant Bordeaux et ses 12 parcs.
Mais, soyons honnêtes, ces chiffres ont beau être impressionnants dans le contexte national, ils pâlissent face aux géants mondiaux de la verdure.

  • Dijon : 3,93 m² de parc pour 10 habitants
  • Paris : 13 parcs
  • Bordeaux : 12 parcs

Oslo, championne toutes catégories : la ville où l’herbe est vraiment plus verte

C’est chaque année, lors du Forum mondial de la culture des villes (le WCCF pour les intimes), que 38 grandes métropoles échangent leurs idées et, surtout, leurs précieuses données. Climats, culture… mais surtout proportion d’espaces verts !
Roulement de tambour : Oslo s’arroge la première place du classement.
Pratiquement 68 % de la capitale norvégienne est occupée par des espaces verts publics. À titre de comparaison, Paris plafonne à… 9,50 %. Oui, il y a de quoi tomber de sa chaise – ou de son banc de parc. D’ailleurs, selon les chiffres du site officiel oslo.kommune.no, la quasi-totalité des habitants d’Oslo profite d’une zone verte à moins de 300 mètres de chez eux. Un rêve éveillé pour citadins en quête de chlorophylle.
Et ce n’est pas tout : du côté de la gare, le jardin partagé de Losæter, orchestré par plus de 400 bénévoles, régale les habitants avec fleurs, miel, fruits, légumes, et même œufs de poule. Un vrai buffet nature, sans réservation nécessaire !

La biodiversité, la vraie star à Oslo

Mais à Oslo, on ne s’arrête pas à la pelouse impeccable. La ville héberge 1 827 « habitats précieux », qui représentent 7,8 % de la superficie. Ce surnom n’est pas volé, car ces espaces – forêts calcaires sèches, prairies du fjord… – sont tout simplement indispensables à la biodiversité locale. Là-bas, écologie rime vraiment avec variété.
Au-delà du vert à perte de vue, Oslo cultive une ambition écologique tous azimuts : viser la neutralité carbone d’ici 2050. Considérée par le ministère français de la Transition écologique comme « une ville durable exemplaire pour l’Europe », la capitale norvégienne a même banni les voitures de son centre-ville et décroché le titre de Capitale Verte Européenne en 2019. Pour la France, seules Nantes (2013) et Grenoble (2022) ont été aussi primées.

En résumé ? S’il est sûr que les Français chérissent leurs parcs, force est de constater qu’Oslo joue dans une toute autre cour. Quand 68 % de la ville se pare de vert, il y a de quoi rougir – ou reverdir – d’envie. Et la prochaine fois qu’on entendra qu’il ne fait pas beau en Norvège, on pourra répondre qu’au moins, là-bas, la nature n’attend pas le soleil pour rayonner !

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