Pourquoi le cerisier du Japon pleureur est l’arbre spectaculaire à planter d’urgence selon les spécialistes

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Vous trouvez que votre jardin fait grise mine dès que la belle saison s’en va ? Vous n’êtes pas seul(e) ! Entre massifs de vivaces qui se tiennent à carreau et petites plantes sagement alignées, l’impression de vide menace vite d’envahir l’extérieur – surtout en hiver. Pourtant, il existe un arbre capable de transformer, à lui tout seul, l’ambiance des lieux : le cerisier du Japon pleureur. Et selon certains spécialistes, il est (vraiment) urgent de lui creuser une place au jardin !

Pourquoi les jardins manquent-ils de relief ?

Malgré des massifs bien remplis d’espèces vivaces, beaucoup de jardins peinent à échapper à cet effet « plat » ou « carte postale au rabais ». En cause ? La peur des arbres ! Beaucoup de propriétaires n’osent pas installer un arbre d’ornement, pensant qu’il va tout envahir ou demander un entretien digne des jardins du château de Versailles. Résultat : même vue de la fenêtre, le jardin reste terne, surtout à la morte-saison.

Le cerisier du Japon pleureur : l’arbre qui change tout

Selon Bex Edwards, jardinière britannique consultée par la presse outre-Manche, il suffit pourtant d’un seul arbre bien choisi pour structurer tout un extérieur et l’embellir durablement. Pour elle, le cerisier du Japon pleureur – ou Cheal’s Weeping pour les intimes – est carrément la plante métamorphose pour les années à venir. Rien que ça !

Dans une vidéo TikTok qui a fait parler d’elle, Bex Edwards ne cache pas son enthousiasme : « Regardez ces superbes branches retombantes couvertes de ces magnifiques fleurs roses ». Et pour cause : ce cerisier, caduc, se réveille début printemps avec un feuillage bronze patiné, aussitôt suivi de bouquets de fleurs doubles roses. Imaginez un nuage rose recouvrant chaque branche élégante et arquée : effet waouh garanti, même pour les voisins jaloux.

  • Floraison spectaculaire au printemps : des fleurs doubles, rose tendre, sur toutes les branches
  • Port pleureur très marqué : idéal pour apporter du mouvement dans un petit espace
  • Feuillage changeant : vert brillant en été, puis orange rouge flamboyant en automne
  • Hauteur raisonnable : entre 2 et 4 mètres à maturité, parfait même en grand pot

Le cerisier pleureur devient donc, saison après saison, le point focal du jardin. À ceux qui manqueraient d’espace ou d’assurance, soulignons que cette beauté reste tout à fait adaptée aux petits jardins, surtout si vous la cultivez en grand pot pour maîtriser sa taille… et votre audace !

Cerise sur le jardin : pourquoi le planter maintenant ?

Bex Edwards précise que le timing est capital : « C’est maintenant la saison de plantation des racines nues », explique-t-elle. Cette période oscille entre fin octobre et fin mars, voire début avril au plus tard. En dehors de ce créneau, planter un cerisier en racines nues, c’est mission impossible (et risquée). Interrogée par une internaute curieuse, elle confirme que les arbres sont en dormance pendant cette période, ce qui leur évite le stress du déménagement en pleine activité. En clair, arracher ou planter un cerisier en été, c’est signer son arrêt de mort…

Pour « réveiller » un cerisier pleureur livré en racines nues (qui peut paraître un tantinet desséché à la réception, mais tout va bien, il est juste profondément endormi), la spécialiste conseille de :

  • Plonger les racines une nuit entière dans un seau d’eau, histoire de leur payer un bon verre.
  • Procéder aux gestes de plantation conseillés, dans la foulée, comme pour n’importe quel arbuste fruitier.

Marc, un jardinier du Loiret, confirme les avantages de la plantation pendant la période de repos végétatif : « Les pieds que j’ai plantés en novembre ont toujours pris une longueur d’avance. Au printemps, ils sont déjà feuillus quand les autres sortent à peine de terre. » Un pépiniériste d’Indre-et-Loire renchérit : « Le vrai risque en hiver, ce n’est pas le froid, c’est la sécheresse silencieuse du sol » – alors n’oubliez pas d’arroser, même quand il gèle le matin !

Gestes d’hiver et patience : clé du succès

En attendant la métamorphose, les autres travaux du jardin continuent. Les spécialistes des vivaces recommandent de :

  • Tailler les tiges noircies et les feuilles flétries sur les massifs pour favoriser le renouveau
  • Pailler généreusement avec des feuilles mortes sèches, de la paille ou du broyat : cela protège à la fois cerisier et plantes environnantes
  • Déplacer ou protéger en pot les vivaces sensibles aux fortes gelées – sauges et graminées, par exemple – pour éviter les surprises au printemps

Si vous vous demandez quand fleurira votre nouvel arbre, la réponse de Bex Edwards est encourageante : il est possible d’apercevoir des fleurs dès la première année, mais le spectacle ne fera que s’intensifier au fil des saisons et de la croissance.

Conclusion : planter un cerisier du Japon pleureur en racines nues, c’est l’assurance d’offrir une vraie signature à votre jardin, hiver comme été. Il n’attend qu’une chose : que vous lui ouvriez la porte – ou plutôt le sol !

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