Pourquoi ce lézard sans pattes est l’allié insoupçonné de votre jardin selon les experts

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Si vous croisez un drôle de reptile sans pattes rampant entre vos salades, pas de panique : ce n’est pas un serpent, mais bien l’orvet, un as de l’infiltration écologique et un allié précieux pour votre jardin. Découvrons pourquoi ce discret lézard mérite toute votre reconnaissance… et même un coin de compost à son nom !

L’orvet : lézard sans pattes, maître du camouflage

Sous ses airs de serpent, l’orvet (Anguis fragilis) est souvent victime de sa ressemblance. Sa silhouette allongée, dépourvue de pattes, ses écailles marron-gris parfois tirant sur le rouge, et ses taches sombres lui confèrent une apparence lisse et luisante. Tout cela s’accompagne d’une tête courte, conique et arrondie.

Sa longueur varie entre trente et cinquante centimètres. Il appartient à la famille des anguïdés et, malgré son look trompeur, n’a rien à voir avec les serpents. Signe particulier : sa queue arrondie peut se casser d’un coup sec en cas d’attaque pour distraire les prédateurs et faciliter sa fuite. Cette stratégie impressionnante s’appelle l’autotomie, d’où son surnom de « serpent de verre ». Après l’exploit, pénalité : la queue repousse mais sera plus courte… et cette astuce ne pourra plus être répétée.

Un comportement aussi discret qu’utile

L’orvet aime avancer à son rythme : il rampe lentement, tôt le matin ou en fin de journée. Le reste du temps, il joue au timide sous un tas de feuilles, de bois ou de pierres. Entre mars et novembre, il hiberne, planqué dans des galeries abandonnées par d’autres espèces.

  • Plutôt matinal ou nocturne : il sort quand il fait frais
  • Cachette favorite : sous bois, feuilles, pierres
  • Expert en discrétion : difficile de l’apercevoir

Ce reptile cherche avant tout nourriture : vers de terre, limaces, chenilles, fourmis, escargots, araignées, cloportes… Autant de petits hôtes indésirables lorsqu’on veut préserver ses plantations.

L’orvet : le protecteur silencieux des jardins

Des limaces qui grignotent vos salades ? Des pucerons sur vos rosiers ? L’orvet vient à la rescousse, sans demander autre chose qu’un coin discret et, éventuellement, un peu d’humidité ! C’est bien pour cela que les experts le considèrent comme un allié du jardin : il régule la population de nuisibles qui attaquent vos efforts de jardinier.

  • Régale de limaces et autres mollusques
  • Fourmis et pucerons ne lui résistent pas
  • Participent à l’équilibre du jardin

Attention néanmoins à ne pas le confondre avec un serpent : l’orvet possède des paupières mobiles et il cligne des yeux, tandis que le serpent arbore des paupières fixes et translucides. Un détail à garder en tête… pour éviter de faire une crise cardiaque (ou une erreur de tondeuse).

Un résident protégé et bienvenue

À savoir, l’orvet figure dans l’arrêté du 8 janvier 2021 qui protège certains amphibiens et reptiles en France métropolitaine. Il est strictement interdit de le capturer, de le mutiler, de le détruire ou d’enlever ses œufs et nids. Mieux vaut donc laisser ce discret locataire poursuivre son œuvre bénéfique.

En ce qui concerne son chez-soi : il affectionne les coins à la fois ensoleillés, frais et humides, comme les forêts, les bois, les prairies… mais il ne boude pas non plus les zones plus sèches si la cuisine est bonne !

En résumé : Si vous apercevez un orvet dans votre jardin, souriez-lui (de loin) : il travaille gratuitement pour vous. Avant de paniquer, rappelez-vous : ce n’est pas un serpent, mais un précieux auxiliaire pour la biodiversité. Pour le garder, préservez quelques cachettes naturelles dans votre espace : tas de feuilles, recoins ombragés… L’ennemi de vos limaces mérite bien cet honneur !

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