Vous ne rêvez pas : c’est bien un serpent que vous venez d’apercevoir glisser gracieusement au fond du jardin. Paniqué(e)? Rassurez-vous, on vous livre ici les astuces naturelles et efficaces – validées par les experts – pour que ces locataires indésirables préfèrent aller onduler ailleurs ! Mais avant de partir en croisade, sachez qu’ils sont souvent plus précieux qu’ennemis…
Serpents au jardin : utiles, protégés… et mal aimés ?
En matière de biodiversité, le serpent joue le rôle du super-héros discret. Ces reptiles se révèlent essentiels au bon équilibre de l’écosystème. En effet : ils se chargent de contrôler la population de nuisibles tels que rongeurs, larves et insectes. Bref, un vrai garde-manger vivant pour nos amis à écailles ! À ce titre, la plupart des espèces sont protégées et ne présentent pas de menace réelle pour l’Homme.
Mais la réalité est toute autre côté cœur : leur aspect un brin visqueux, leur mode de déplacement façon ruban vivant, et évidemment, la crainte des espèces venimeuses, en font des invités indésirables dans bien des jardins. Pas question pour autant d’appeler tout de suite les experts de la capture : de nombreux gestes préventifs et astuces naturelles existent pour garder le contrôle, surtout au printemps et durant l’été, leur période de prédilection.
Le b.a.-ba d’un jardin anti-serpents
La première parade, c’est le bon sens ! Pour éviter de transformer vos extérieurs en palace à reptiles, soyez vigilant sur l’entretien régulier :
- Évitez les coins abandonnés. Herbes hautes, buissons touffus, tas de feuilles ou de branches : ce sont les hôtels préférés des serpents pour se cacher, surtout s’ils sont sombres et humides.
- Tondez régulièrement, débarrassez-vous des recoins inutilisés et vérifiez qu’aucune cachette ne s’offre à eux près de vos fenêtres.
- Inspectez murs et sols : rebouchez tous les petits trous ou fissures, même de quelques centimètres de diamètre.
- Rangez outils de jardin et jouets qui traînent : mieux vaut éviter la surprise d’une rencontre entre un serpent et un dinosaure en plastique !
Et n’oubliez pas vos points d’eau ! Bassins, fontaines, piscines… Les serpents adorent s’y rafraîchir. S’il ne leur est pas possible d’y accéder, ils iront faire trempette ailleurs. Une astuce ? Verser du vinaigre blanc autour de ces zones pour décourager les visiteurs.
Arsenal naturel : méthodes éprouvées et plantes alliées
Le but : faire comprendre au serpent qu’il est… persona non grata, mais sans fausse note écologique !
- Accueillez la basse-cour : poules (qui rapportent aussi des œufs !), dindes, pintades ou cailles n’ont rien à envier aux meilleurs gardiens et dissuaderont fermement les serpents de s’installer.
- On peut opter pour des dispositifs à sons et vibrations. Les serpents, dotés d’une mauvaise vue, sont sensibles à ces signaux et détalent vite.
- Côté répulsifs maison :
- Du soufre en poudre à disséminer dans le jardin et autour de la maison.
- Infusion d’ail ou d’oignon (à pulvériser aux endroits stratégiques).
- Mélange d’huiles essentielles de cannelle ou de clou de girofle (10 à 20 gouttes pour un litre d’eau) à vaporiser dans tous les coins, à renouveler quelques jours d’affilée.
- Jouer la carte de la flore : plantez des hellébores (surnommées roses de serpent ou pied de griffon), ou de la rue fétide (alias rue puante ou rue des jardins, Ruta graveolens), connue pour éloigner les serpents grâce à son odeur persistante.
Attention cependant : ces deux végétaux s’avèrent toxiques. Manipulez-les avec des gants et abstenez-vous d’en planter si vos enfants ou animaux domestiques s’aventurent dans les parages.
Protection… et législation : agissez malin, respectez la loi
Envie de jouer les extrêmes ? Inutile (et irréaliste) de recouvrir votre jardin de macadam et de désherbant : plutôt radical, non ?
La clé, c’est de respecter la réglementation : selon l’arrêté du 8 janvier 2021, la destruction, la capture ou même l’enlèvement des œufs, nids ou animaux de toutes les espèces protégées d’amphibiens et de reptiles est strictement interdite sur le territoire métropolitain.
Mais alors, que faire si un serpent venimeux ou simplement inquiétant s’invite chez vous ? Ne prenez aucun risque inutile ! Contactez associations d’herpétologie, vétérinaires, pompiers (18), Samu (15 ou 112) ou agents environnementaux. Ce sont eux qui évalueront la situation et pourront évacuer ces colocataires… sans leur nuire, ni risquer de vous mettre hors-la-loi.
Petit rappel pour la route : au fond, la vraie question serait peut-être de s’interroger sur notre peur des serpents… Car de nombreux témoignages l’attestent : ces reptiles, souvent rares, discrets, et utiles, ne posent que rarement problème. Soyez donc un jardinier éclairé : privilégiez la prévention naturelle, le respect des animaux, et surtout l’émerveillement devant la diversité de la vie !
Passionné d’architecture intérieure et de beaux objets, Damian cultive depuis toujours un regard attentif sur l’art de vivre. Après plusieurs années passées dans le design et la communication, il lance Rive Gauche Décor pour partager ses découvertes, ses inspirations et ses coups de cœur. Entre adresses confidentielles, matières d’exception et tendances pointues, il dévoile chaque semaine une vision élégante de la maison, où chaque détail raconte une histoire.