Les 3 erreurs qui empêchent les mésanges de venir nicher dans votre jardin

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Quoi de plus réjouissant que de voir une mésange pointer le bout de son bec dans votre jardin, nichant fièrement dans la petite maison que vous lui avez dénichée ? Mais parfois, malgré tout votre enthousiasme d’apprenti ornithologue, point de mésange à l’horizon ! Et si c’était à cause de simples erreurs évitables ? Suivez le guide, et les mésanges ne vous bouderont plus…

Pourquoi vos nichoirs restent-ils désespérément vides ?

Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage, attire notre attention sur trois erreurs fréquentes lors de l’installation des nichoirs dans les jardins. Ces faux pas, bien humains, réduisent drastiquement les chances que des oiseaux sauvages, et notamment nos chères mésanges, s’y installent. Prêts à y remédier ?

Erreur n°1 : Mal orienter le trou d’envol

  • L’orientation du trou d’envol du nichoir est cruciale. Si elle est mal pensée, la nidification a peu de chances de bien se passer.
  • Un trou mal orienté expose les habitants à des vents ou pluies persistants – de quoi refroidir les ardeurs même des parents les plus dévoués !
  • En choisissant une exposition adéquate, vous offrez aux oiseaux des conditions optimales, y compris une hygrométrie favorable, atout non négligeable pour voir son nichoir rapidement occupé.

Pour ceux qui hésitent encore, sachez qu’une bonne orientation facilite grandement les allers-retours incessants des parents en quête de ravitaillement pour leur progéniture affamée. Quand le confort s’invite, la couvée suit !

Erreur n°2 : Oublier la menace des prédateurs… surtout votre chat !

  • Les chats, fiers occupants de nos jardins, mais aussi les fouines et martres, sont de redoutables prédateurs pour les passereaux.
  • Installez votre nichoir trop bas ou trop accessible, et vous risquez de transformer ce havre en véritable self-service pour félins et compères acrobates.
  • Veillez donc à rendre l’accès au nichoir difficile, surtout si Mistigri rôde dans le coin.

Un nichoir bien positionné est un gage de sécurité pour les nichées. Souvenez-vous, ce n’est pas qu’une histoire de mésanges, c’est aussi un service rendu au jardin pour réguler naturellement les insectes indésirables. 

Erreur n°3 : Ouvrir le nichoir au printemps – fuite des locataires garantie

  • La tentation est grande, lorsque les beaux jours reviennent, d’ouvrir le nichoir pour vérifier s’il est habité.
  • Mauvaise idée ! Si une couvée est en cours, vous risquez une catastrophe : les parents peuvent abandonner leur progéniture, effrayés par cette intrusion.

Cela peut paraître anodin, mais cette indiscrétion peut couper court à la nidification et transformer votre rêve d’accueil en fiasco. Mieux vaut faire preuve de patience… et d’empathie pour ces locataires discrets !

Petit conseil bonus pour les perfectionnistes : avant d’installer ou de fabriquer votre nichoir, pensez à choisir la taille du trou d’envol adaptée à l’espèce visée. Pour les hésitants, Gilles Leblais vous propose même une fiche mémo toute prête sur le sujet – pratique pour ne pas se tromper !

En résumé, il suffit souvent de peu pour que votre jardin devienne un petit paradis pour les oiseaux :

  • Veiller à l’orientation idéale du nichoir
  • Protéger les couvées des prédateurs à pattes de velours… ou griffes acérées
  • Laisser les nichoirs en paix au printemps pour éviter l’abandon des nichées

Car oui, la nature est admirablement organisée – l’équilibre y règne, lorsque nous ne venons pas mettre notre grain de sel (ou pire, notre museau de chat !). Apprenons à observer, aimer et protéger pour faire de notre jardin un lieu de ressourcement autant qu’un écrin de biodiversité.

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