Incroyable transformation : ce minuscule cagibi de 6,8 m² devient un pied-à-terre parisien ultra-fonctionnel !

Date :

Imaginez : un espace de 6,8 m², abandonné depuis 40 ans tout en haut d’un immeuble parisien, qui renaît de ses cendres pour devenir un pied-à-terre ultra-fonctionnel. Non, ce n’est pas un tour de magie signé Harry Potter, mais bien le défi relevé par un architecte montpelliérain expert en micro-surfaces !

Le défi : redonner vie à un minuscule cagibi

Cet incroyable projet débute dans le 17e arrondissement de Paris, avec un « cagibi » qui, sur le papier, cumule tous les inconvénients possibles : une micro-surface de 6,8 m², inutilisée depuis quatre décennies, située au 7e étage, sans ascenseur, et mansardée qui plus est. Bref, l’anti-chambre idéale pour qui rêve de fuites d’eau et de torticolis.

Cela n’a toutefois pas découragé Cyril Rheims, architecte montpelliérain passé maître dans l’art de l’optimisation des studios parisiens. Habitué à transformer l’impossible en possible, il a reçu la mission d’un client venant régulièrement à Paris pour ses affaires : transformer cette chambre de bonne en un pied-à-terre pratique pour ses passages dans la capitale, sans prétention de logement permanent.

L’objectif de son client ? Tout ce qu’on attendrait d’un studio digne de ce nom :

  • Un espace pour manger
  • Un coin pour travailler
  • Un endroit pour dormir à deux
  • Une vraie cuisine
  • Une douche, des rangements

Heureusement, détail qui a sauvé la mission, les toilettes restent sur le palier… car imaginer une pièce fermée en plus aurait transformé le défi en mission impossible !

Un agencement millimétré

Face à ce casse-tête spatial, Cyril Rheims commence généralement par intégrer le plus volumineux des éléments : ici, le canapé-lit. Ses dimensions deviennent la règle d’or de l’aménagement : pas plus de 1,4 m de large, 1,9 m une fois déplié… et attention, car une fois ouvert, il reste seulement 1 petit centimètre entre l’angle du lit et la cuisine ! On ne fait vraiment pas plus sur-mesure.

Après approbation du modèle par le client, tout l’espace s’articule autour de ce pivôt. Vient ensuite le tour de la douche, pour laquelle le véritable challenge est la pente vertigineuse des murs mansardés. Verdict : impossible de s’y tenir debout. L’architecte y installe donc une assise, solution moins par souci de confort que par absence d’alternative.

Optimisation à tous les étages… ou presque

La liste des aménagements dignes d’un puzzle de haut niveau ne s’arrête pas là :

  • Un chauffe-eau de 80 litres camouflé derrière la porte
  • Des rangements ingénieux
  • Un minuscule coin bureau
  • Un four micro-ondes discret
  • Un évier triangulaire pour épouser les murs tordus
  • Et même une « micro-hotte » astucieuse, posée sur le côté des plaques, puisque la soupente interdit toute hotte classique !

Cerise sur le gâteau : chaque élément a été sélectionné pour être validé par les utilisateurs eux-mêmes, souci de praticité jusqu’au bout de la poignée de placard.

Tout cela a évidemment un coût : environ 30 000 euros de travaux (soit autour de 4 500 €/m²), auxquels il faut ajouter 8 000 euros HT d’honoraires, tarifs en forte augmentation pour ces « micro-réalisations ».

Un résultat bluffant, un concept à développer

Malgré l’investissement, le résultat est impressionnant : ce petit espace sans utilité depuis des décennies devient un pied-à-terre accueillant et archi-fonctionnel. Il faut bien admettre qu’un tel optimisme spatial fait rêver plus d’un Parisien ! Cyril Rheims, auréolé de son expérience, se verrait volontiers importer ce concept sur mesure dans le monde de l’hôtellerie, si d’aventure la demande se fait sentir.

Et côté ménage ? Autre atout à ne pas négliger : un coup d’éponge, deux mouvements de balai, et tout est prêt pour le prochain séjour. Nul doute qu’aucune « chambre de bonne » ne sera plus jamais condamnée à l’oubli… à condition de trouver un maestro du centimètre carré !

Laisser un commentaire