Faut-il accueillir un hérisson dans son jardin ? Le guide complet pour réagir sans danger

Date :

Vous avez croisé un hérisson entre deux salades dans votre jardin et vous vous demandez si vous vivez dans un remake de Blanche-Neige ou s’il y a une marche à suivre pour devenir l’allié de ces petites boules de piquants ? Sachez-le : accueillir un hérisson dans son jardin n’est pas seulement attendrissant, c’est un geste écolo plein de bon sens. Voyons ensemble comment réagir sans danger et dans le respect de ce visiteur discret, voire carrément menacé.

Pourquoi les hérissons s’invitent-ils chez vous ?

Le hérisson, protégé en France depuis 1981, n’a malheureusement pas la vie facile. Urbanisation, trafic routier, pesticides… tout semble jouer contre lui et c’est peut-être pour cela que de plus en plus d’individus cherchent refuge dans nos jardins. Ce mammifère nocturne se promène la nuit à la recherche de nourriture et d’un abri douillet.

  • Il explore les haies touffues, les tas de feuilles mortes, les recoins ombragés et humides
  • Il est attiré par les endroits riches en insectes, limaces et escargots – ses mets préférés
  • L’épaisseur des haies et la présence d’arbres feuillus sont de vrais hôtels de luxe pour lui, notamment en automne lorsqu’il construit son nid avec les feuilles mortes

Si vous le croisez en plein jour, pas d’erreur, c’est qu’il a sûrement un souci : il est potentiellement blessé, en détresse ou malade.

Hérisson au jardin : ami ou ennemi ?

Pas de suspense inutile : le hérisson est un véritable allié du jardinier ! Il cause vraiment peu de dégâts. Bien au contraire, il enquête toute la nuit sur votre terrain pour y éradiquer limaces, escargots et divers insectes qui menacent vos légumes adorés. Mieux, il contribue à la biodiversité.

  • Attention cependant aux pièges involontaires dans votre jardin : filets de protection, piscines non sécurisées, tondeuses… le hérisson n’y fait pas le poids.
  • Il n’est pas nuisible, et ses piquants, aussi impressionnants soient-ils (il en a 5000 !), ne sont ni venimeux, ni toxiques.
  • Évitez l’usage de produits phytosanitaires, en particulier les anti-limaces, qui peuvent intoxiquer votre petit locataire.

Son instinct de défense ? Se rouler en boule. Aucun risque qu’il vous saute dessus pour vous piquer ! Si vraiment vous devez le manipuler (en cas de danger avéré), attrapez-le délicatement avec des gants ou un chiffon : ses puces ne sont pas transmissibles à l’humain, et il ne mord pas si on ne le blesse pas.

Comment protéger les hérissons… et votre cœur sensible ?

Le hérisson est timide, discret et malheureusement peu équipé pour affronter nos dangers modernes. Il doit composer avec de nombreux prédateurs :

  • Blaireau (le seul à savoir « ouvrir » un hérisson roulé en boule, inquiétant non ?)
  • Renards, loups, chiens (les chats, eux, craignent les piquants et préfèrent regarder de loin)
  • Principal tueur : la voiture ! Les routes de nuit sont des pièges mortels.

Ajoutez à cela les filets de jardin, les piscines et les tronçonneuses… Il faut donc l’aider en installant des haies, voire des clôtures, pour lui permettre d’éviter les routes et trouver refuge, sans se retrouver coincé. La durée de vie naturelle du hérisson varie entre 3 et 7 ans, mais seuls 20 à 30% des jeunes survivent à leur première année. Parfois, la pénurie alimentaire s’ajoute à la liste des risques.

Que faire si vous trouvez un hérisson ?

Premier réflexe : observez-le. S’il se balade tranquillement la nuit et qu’il a l’air en forme, laissez-le vaquer à ses occupations ; il est précieux pour votre potager et votre équilibre écolo ! En revanche, si vous le trouvez en journée, c’est rarement bon signe. Dans ce cas, protégez-vous les mains, recueillez-le avec précaution et contactez un centre de sauvegarde de la faune sauvage.
Ne tentez pas de l’adopter : il est interdit de le vendre ou de le garder enfermé, car c’est une espèce protégée.
Côté alimentation, laissez-le profiter de son menu naturel. N’offrez jamais de lait, cela lui provoquerait de sévères diarrhées. De l’eau propre suffira si vous voulez l’aider sans lui nuire.

Conclusion : Ouvrir son jardin aux hérissons, c’est offrir une chance de survie à une espèce magnifique et menacée. En évitant les pièges et en préservant un environnement sain et diversifié, vous ferez d’un simple carré d’herbe un havre pour ce mammifère discret. Et avouons-le… quelle fierté de croiser, à la nuit tombée, ce petit visiteur rustique et si utile !

Laisser un commentaire