Couper les branches de l’arbre du voisin : dans quels cas c’est vraiment permis ?

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Votre jardin ressemble-t-il parfois à une annexe de la forêt de Brocéliande à cause des branches du voisin qui dépassent allègrement votre clôture ? Avant de sortir la scie, mieux vaut connaître ce que la loi autorise (ou pas !). Coup d’œil très concret sur ce que vous pouvez vraiment faire… et ce que vous risquez.

Quand les branches dépassent : une source classique de frictions

  • Feuilles mortes qui s’accumulent
  • Ombres imposées qui gênent vos plans de bronzage ou votre potager
  • Branches qui envahissent physiquement votre espace

La vie avec un arbre imposant à côté peut rapidement dériver vers la guerre froide… Si la patience et un dialogue cordial n’ont rien donné, la tentation est grande de régler vous-même le problème. Mais attention : n’agissez jamais sur un coup de tête sans vérifier vos droits. Dans ce domaine, la législation réserve des surprises !

Ce que dit la loi : distances et obligations du voisin

Selon l’article 671 du Code civil, il n’est pas possible de planter un arbre de plus de deux mètres à moins de deux mètres de la limite séparative. Pour ceux qui plafonnent sous les deux mètres, la distance autorisée tombe à 50 centimètres. Si votre voisin prend ses aises avec ces règles, vous avez le droit d’exiger l’arrachage ou que la hauteur soit ramenée au seuil réglementaire. Mais petite précision utile : ces règles peuvent changer selon la région. Consultez donc bien les lois locales pour éviter les mauvaises surprises… et les longs débats avec votre voisin !

Élaguer les branches : de qui est-ce vraiment la responsabilité ?

La question déchaîne les passions : qui doit manier le sécateur ? L’article 673 du Code civil tranche clairement : c’est au propriétaire de l’arbre dont les branches empiètent chez vous de faire leur coupe. Si les rameaux de votre voisin débordent dans votre jardin, c’est à lui (et à lui seul !) de prendre les choses en main. Cette obligation vise à limiter les désagréments et éviter que votre terrain ne se transforme en extension naturelle de la sienne.

  • Vous n’avez pas le droit d’ébrancher vous-même l’arbre adverse sans son autorisation. Ces branches lui appartiennent légalement !
  • Si celui-ci rechigne, la procédure la plus efficace reste la mise en demeure en bonne et due forme : une lettre recommandée avec accusé de réception règle souvent bien des soucis en formalisant la demande !
  • Cette démarche vise à établir une communication formelle et à tenter une résolution amiable
  • Pensez à consulter les lois locales et, au besoin, demandez l’avis d’un pro du droit pour être sûr de rester dans les clous

On le voit : couper n’importe comment expose à des complications… parfois plus longues à gérer que quelques branches isolées !

Et pour les racines, ronces et brindilles ?

Surprise : la législation diffère sur ce point ! Si racines, ronces ou brindilles d’un arbre voisin s’invitent chez vous, là, la loi vous rend la main. Vous pouvez les couper par vous-même, à la stricte limite de la séparation, sans devoir supplier auprès du propriétaire du végétal. Mais, même ici, mieux vaut garder de bonnes relations et prévenir à l’avance : la discussion amicale reste le meilleur coupe-bordure…

  • Droit de couper vous-même les éléments à la limite séparative
  • Pas besoin de demander l’autorisation… mais dialogue recommandé

En résumé ? Si les branches vous dérangent, gardez le dialogue ouvert et rappelez la loi : c’est à votre voisin d’agir. Plutôt que sortir la tronçonneuse, sortez le stylo (pour la mise en demeure). Si cela concerne racines ou ronces, là, vous êtes libre… à condition de ne pas transformer l’opération en règlement de comptes. Bref, la légalité, ça s’entretient aussi !

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