Comment éviter la catastrophe pour vos poissons de bassin cet hiver ? Nos conseils essentiels pour les protéger du froid

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L’hiver approche et, si vous pensiez que seuls les automobilistes et les frileux de service devaient se préparer à affronter la bise, détrompez-vous : vos poissons de bassin aussi méritent un cocooning de saison ! Comment faire pour que carpes koï, poissons rouges et autres nageurs ne transforment pas leur plan d’eau en salle d’attente pour Saint-Pierre ? Suivez le guide pour éviter la catastrophe… et offrir à vos écailles préférées un hiver tranquille !

La vie ralentie : comprendre le comportement hivernal des poissons de bassin

Les gambusies, shubunkins, carpes koï, ides mélanotes et autres compagnons aquatiques profitent de l’été pour parader entre les plantes, mais lorsque le froid frappe, tout ce petit monde se met en pause. Eh oui, la température de leur corps varie selon celle de l’eau. Lorsque celle-ci passe en mode glaçon, les occupants du bassin basculent en hibernation, se rassemblent au fond du bassin (là où c’est le moins frais et surtout le plus calme) et ralentissent toutes leurs activités pour limiter la casse niveau énergie. Bref, une sieste XXL jusqu’au retour des beaux jours…

Le casse-tête de l’alimentation : qui mange quoi, quand ?

Pendant ces mois frisquets, la grande majorité des poissons cessent de s’alimenter – digestion au ralenti oblige. Cependant, méfiez-vous des exceptions : les esturgeons, véritables résistants de l’eau froide, doivent continuer à recevoir leur pitance entre deux et trois fois par semaine minimum. Pour tous les autres, c’est diète dès que l’eau descend sous les 10°C.

Mais pour préparer leur organisme à la grande pause, il est vivement conseillé d’attaquer dès septembre/octobre (selon la région) avec une nourriture riche en protéines : ils feront ainsi des réserves et digéreront mieux, puisque le froid a tendance à jouer les trouble-fêtes côté transit. Ensuite, dès que le thermomètre aquatique flirte avec les 10°C, stop aux repas – sauf, on le rappelle, pour les esturgeons (toujours eux !), qui continuent à tapisser le fond et tiennent le choc par gros froid.

Notons tout de même que si certains poissons osent pointer le museau à la surface malgré la saison, un peu de nourriture spéciale basse température peut leur donner un coup de pouce bienvenu… sans virer au banquet de Noël !

Le grand ménage et les équipements anti-glace : des gestes qui sauvent

Un bassin propre, c’est la clef pour éviter la catastrophe. En clair :

  • Éliminer régulièrement les matières flottantes (feuilles, branches et autres déchets venus du vent ou des animaux de passage).
  • Surveiller l’apparition d’une couche de glace. En cas de gel, pas de panique : n’allez pas jouer du marteau, laissez la glace fondre naturellement ou aidez-la à fondre en douceur.
  • Maintenir idéalement une eau au-dessus de 10°C pour préserver l’équilibre des poissons et empêcher toute formation de glace en surface.

Autre consigne de prudence : réduire ou stopper tout ce qui favorise la circulation de l’eau froide – cascades, décorations remuantes, bref, tout ce qui stresse inutilement vos amis à nageoires. Les pompes et filtrations ? Elles peuvent tourner à condition d’être dans un abri contre le gel. Sinon, on stoppe avant les grand froids et on remet en route dès que la météo s’améliore durablement.

Côté équipements, plusieurs options pour garder l’écosystème à flot :

  • Installer une cloche ou couverture antigel afin d’éviter la prise massive et permettre l’évacuation de gaz toxiques pour poissons et plantes aquatiques.
  • Investir dans un petit chauffage flottant en cas d’hiver très rigoureux. Pour garder la chaleur plus longtemps, recouvrez le plan d’eau (sans toucher la surface !).
  • Si la vague de froid s’installe, changer une partie de l’eau peut remonter (un peu) la température globale.

Le réveil du printemps : préparer le retour à la normale

Quand la bise aura tourné et que le thermomètre affichera à nouveau plus de 10°C, il sera l’heure de remettre en marche système de filtration et/ou pompe, dans leurs conditions habituelles. Pensez à contrôler la qualité de l’eau (pH, présence éventuelle de bactéries), histoire d’éviter de transformer le réveil des poissons en épisode de Koh-Lanta mal préparé !

  • Retirez les débris restés sur la surface.
  • Rétablissez la circulation normale de l’eau.

En résumé, hiverner un bassin, c’est un peu comme préparer une maison de vacances pour l’hiver : quelques précautions, un brin de surveillance, et chacun ressort des beaux jours en pleine forme. Suivez ces conseils essentiels et vos poissons vous diront merci… à leur façon !

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