Pourquoi je garde du liseron au potager : le secret d’une récolte exceptionnelle selon les experts

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On le traque, on l’arrache, parfois même on le maudit… Et si le liseron, ce vilain petit envahisseur des potagers, cachait en réalité un super-pouvoir insoupçonné ? Plongeons ensemble dans les secrets de cette plante honnie et découvrons pourquoi certains jardiniers avertis ne jurent plus que par elle !

Le liseron : mal-aimé persistant ou allié du potager ?

Envahissant le jardin sans demander la permission, le liseron fait partie de ces herbes que l’on arrache par réflexe, en grimaçant. Même le poète Georges Duhamel, dans ses Fables de mon jardin (1936), ne cachait pas son aversion pour « ce personnage terrible, sans scrupule et sans pitié », lui reprochant son audace à étouffer les plantes dont il se sert. Pourtant, derrière ce procès en sorcellerie, le liseron recèle des atouts qui pourraient bien retourner le verdict…

Sous son nom savant Convolvulus arvensis, il arbore de longues tiges lianesques qui s’enroulent autour des autres plantes : le tout soutenu par un système racinaire si développé qu’on l’a jadis surnommé le « boyau du diable ». D’ailleurs, d’après la légende, ses racines descendraient jusqu’au centre de la Terre ! Pas étonnant que s’en débarrasser relève du défi olympique : à chaque printemps, il revient, prêt à reconquérir le territoire.

Contraindre sans s’épuiser : comment gérer le liseron ?

Le liseron aime se propager par deux voies :

  • Des minuscules graines (une à quatre par fruit), libérées entre juin et novembre
  • Un réseau de rhizomes extrêmement efficace sous terre

Oubliez le motoculteur : cette armée souterraine se divise à la moindre entaille, multipliant les repousses à chaque coup de bêche malheureux. Les méthodes douces restent vos meilleures alliées :

  • Retirer régulièrement feuilles et tiges à la main ou à la fourche-bêche
  • Couper les fleurs pour stopper la production de graines

Mais si le liseron campe durablement dans votre potager, c’est souvent le signe d’un sol trop tassé ou riche en argile. Il est alors judicieux d’agir à la source : paillez en hiver pour attirer les vers de terre, qui aéreront naturellement le sol. Autre astuce fournie par les experts : la concurrence. Semez à l’automne des engrais verts (avoine, moutarde, trèfle, sarrasin, luzerne) : leurs racines puissantes rendront la vie dure au liseron tout en enrichissant la terre. Malin, non ?

Les vertus cachées du liseron : allié, vous avez dit allié ?

Et si garder un peu de liseron était la clé d’une récolte exceptionnelle ? Le convolvulus n’est pas qu’un simple trouble-fête, c’est aussi une précieuse plante bio-indicatrice : sa prolifération renseigne sur un sol compacté et riche en azote. En bref, il nous souffle à l’oreille l’état du terrain mieux que n’importe quel outil de laboratoire !

De plus, ses petites fleurs blanches ou roses (3 à 4 cm de diamètre), qui rappellent le lys selon l’ethnobotaniste François Couplan, confèrent au jardin une allure champêtre absolument charmante. Il suffit d’isoler quelques plants en bordure du potager ou au verger (

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