Et s’il était possible de diviser sa facture d’électricité par deux et de s’offrir une bonne dose de fierté, le tout en un week-end tiroir ? Audren Van Zalk, habitant du Lot et adepte inconditionnel du « faire soi-même », s’est lancé dans la construction de sa propre centrale solaire et partage aujourd’hui un retour d’expérience aussi éclatant que les rayons du soleil sur ses panneaux fraîchement installés. Entre astuce, économies, et quelques sueurs (mais pas trop), plongez dans le récit inspirant d’un particulier passé maître dans l’art d’ensoleiller sa consommation.
Quand le solaire devient accessible : un projet mené tambour battant
Qui a dit que se lancer dans l’autoconsommation solaire était un casse-tête réservé aux initiés ? Certainement pas Audren Van Zalk ! En rase campagne lotoise, sur son terrain verdoyant, il a déployé une centrale photovoltaïque de 3,2 kWc, bridée à 3 kWc pour coller aux règles d’Enedis. Ici, pas de chantier interminable : « Ça m’a pris un gros week-end pour la structure en bois et un week-end pour la pose des panneaux » confie le bricoleur, fort de vingt ans d’expérience dans le bâtiment.
Son installation ? Huit panneaux de 400 Wc chacun, reposant sur une épaisse structure en bois conçue et réalisée de ses mains. Un projet développé, documenté et partagé sur ses comptes Twitter et YouTube « Objectif ZeroCarbone », pour en inspirer d’autres.
Économie d’énergie… et d’euros : le détail des calculs
Les chiffres font plaisir à voir pour le portefeuille. Audren investit 2 200 € pour les panneaux, l’onduleur 5 kW et les coffrets AC/DC (livraison incluse). À cela s’ajoutent 250 € de bois, 150 € de câble de terre et une centaine d’euros de quincaillerie, soit un total de 2 700 €. À 844 €/kWc, c’est quasiment trois fois moins qu’une centrale faite par un pro !
- Matériel (panneaux, onduleur, coffrets) : 2 200 €
- Bois pour la structure : 250 €
- Fil de terre : 150 €
- Quincaillerie : ~100 €
- Total : 2 700 €
En injectant dans le réseau l’électricité non consommée en temps réel, il évite les démarches administratives parfois longues, nécessaires pour pouvoir vendre sa production. Pragmatisme oblige !
Des choix techniques raisonnés pour un quotidien adapté
Audren ne s’arrête pas à la simple pose de panneaux. « Depuis l’âge de 15 ans j’avais envie de me lancer dans les énergies renouvelables à la maison, mais j’habitais en ville » explique ce passionné, aujourd’hui bien installé à la campagne. Curieux et appliqué, il a replongé dans les normes spécifiques au photovoltaïque pour fiabiliser son projet.
Pas de batterie pour stocker l’énergie ? Ce n’est pas un oubli, mais une stratégie mûrement réfléchie : « Je n’ai pas mis de batterie parce que ma voiture électrique [Renault Zoé 22 kWh] permet d’absorber beaucoup de la production ». Fini l’énergie perdue : il recharge sa voiture avec les excédents de production, alors qu’une batterie domestique aurait doublé le prix de l’installation et reculé le retour sur investissement.
Dans la maison de 90 m² où cohabitent trois membres de la famille (et beaucoup d’électricité !), Audren optimise à la main l’utilisation de ses appareils gourmands : chauffe-eau électrique, pompe à chaleur air-air en cours d’installation, le tout via des prises connectées. « Quand je sais qu’il va faire beau, que je vois un pic ou que l’onduleur envoie trop sur le réseau, je déclenche manuellement. » Des délesteurs automatiseront bientôt la répartition de la précieuse énergie.
Résultats flamboyants et perspectives à long terme
Pas de production orientée plein sud ! Audren a opté pour un positionnement ouest, ciblant ses besoins du soir. Astuce payante pour ajuster sa production à la vie réelle : le rythme, c’est la clé.
Chaque année, il table sur 3 200 kWh produits, dont 2 000 kWh pour sa fidèle Renault Zoé. Les 1 200 kWh restants couvrent déjà 25 % de ses besoins électriques (pour 11 MWh de conso annuelle), taux qui grimpera à 50 % grâce à la future pompe à chaleur et un système de pilotage fin – réduisant la consommation à 6 MWh !
Côté facture, c’est la douche froide… pour le fournisseur ! Électricité à 200 € mensuels en moyenne, mais 450 € d’économies annuelles grâce au soleil. L’installation devrait être rentabilisée en cinq ans (hors structure, qui fait aussi office d’abri à bois indispensable).
- Maison pierre de 90 m² et 200 ans
- Trois habitants
- Chauffage : poêle à bois + pompe à chaleur réversible (bientôt plus de radiateurs « grille-pain »)
- Consommation quasi-intégralement électrique, très peu d’hydrocarbures
Conseil d’Audren en guise de conclusion : « Foncez, documentez-vous, et adaptez votre installation à vos vrais besoins. Aucun super-pouvoir requis, juste de la volonté, un peu d’huile de coude et le soleil en bonus ! »
Passionné d’architecture intérieure et de beaux objets, Damian cultive depuis toujours un regard attentif sur l’art de vivre. Après plusieurs années passées dans le design et la communication, il lance Rive Gauche Décor pour partager ses découvertes, ses inspirations et ses coups de cœur. Entre adresses confidentielles, matières d’exception et tendances pointues, il dévoile chaque semaine une vision élégante de la maison, où chaque détail raconte une histoire.