Pourquoi il ne faut jamais arrêter complètement le chauffage dans les pièces inoccupées selon les experts

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Avouons-le : dès les premiers frimas, la bataille hivernale reprend entre les adeptes du pull supplémentaire et les partisans du radiateur tout-puissant ! Mais alors, que faire des pièces dans lesquelles on ne met quasiment jamais les pieds ? Faut-il les chauffer ou les laisser frissonner dans leur coin ?

Pourquoi se préoccuper des pièces inoccupées ?

  • Le cagibi oublié, les toilettes excentrées ou la chambre d’amis qui ne voit jamais d’amis, font partie des grands oubliés de l’hiver…
  • La première tentation, avouons-le, est de couper les radiateurs et de dire adieu à la facture salée.

Mais avant de transformer buanderie et entrée en banquise improvisée, mieux vaut se poser les bonnes questions : faut-il chauffer ces espaces, au risque d’y gaspiller de l’énergie ? Ou est-il plus judicieux de simplement maintenir une légère température ?

Les critères pour ajuster le chauffage

Comme souvent en matière de logement, tout n’est pas aussi tranché que vos envies d’économie. Plusieurs facteurs sont à considérer :

  • La fréquence d’utilisation de la pièce : Un couloir traversé vingt fois par jour n’est pas la même chose qu’un placard à balais visité une fois le dimanche.
  • Le type de chauffage utilisé : Certains chauffent plus vite, d’autres s’arrêtent rarement de chauffer (sauf si on les coupe, évidemment).
  • L’isolation du logement et des pièces concernées : Plus une pièce est mal isolée, plus elle pourrait poser problème si elle reste trop froide.

L’idéal est donc d’adapter la température à chaque pièce, plutôt que de tout mettre à la même enseigne.

Pourquoi ne jamais couper totalement le chauffage ?

La réponse, selon les experts ? Il ne faut jamais arrêter complètement le chauffage dans les pièces inoccupées. Même pour les espaces annexes qui semblent inutiles, on préconise de laisser une température minimale. Pourquoi ?

  • Éviter les gros écarts de température : Si vous chauffez bien le salon et que la chambre voisine reste glaciale, le froid s’y faufile et vient refroidir la pièce principale. Résultat : votre chauffage doit redoubler d’effort… et la facture grimpe.
  • Lutter contre l’humidité et les moisissures : Une pièce non chauffée, ça condense, ça moisit. Pas franchement agréable, ni très sain.

Il n’est toutefois pas question de chauffer chaque cagibi comme un sauna. Les experts s’accordent : une température minimale de 14 à 16°C suffit pour éviter dégradations et mauvaises surprises. En gros : on chauffe juste ce qu’il faut pour éviter la glace sur les murs et la jungle dans les coins.

Comment bien régler la température pièce par pièce ?

Vous ne savez pas comment orchestrer cette symphonie thermique ? C’est là que les thermostats intelligents font leur numéro :

  • Programmer la température selon les pièces et horaires : Vous n’êtes jamais dans votre chambre la journée ? Programmez-la pour se réchauffer juste avant le coucher. Le reste du temps, baissez sans tout couper.
  • Optimiser la réduction nocturne : La nuit, inutile de chauffer les pièces inoccupées à plein régime. Réduisez à 16-17°C (c’est d’ailleurs ce que recommande l’Ademe !).

En cas d’absence pour la journée, nul besoin de faire tourner les radiateurs à plein tube : 16°C suffiront pour que la maison reste à une température raisonnable. Et si vous partez pour un long séjour, enclenchez le mode hors gel : vos radiateurs protègeront votre maison des pires frimas dès que la température tombera dans la zone critique (entre 5 et 8°C).

En conclusion : On oublie la solution extrême du « zéro chauffage » dans les pièces délaissées ! Adapter la température, c’est la clé. Un thermostat intelligent vous facilitera la tâche, votre maison vous remerciera (et votre portefeuille aussi sur le long terme). Le froid peut s’installer, vous êtes désormais armé pour l’affronter sans stresser ni pour votre confort, ni pour l’état de vos murs !

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