Voici la solution radicale pour enfin se débarrasser définitivement des bambous envahissants au jardin

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Le bambou, cette herbe géante qui impressionne plus d’un jardinier, est parfois le pire cauchemar de ceux qui rêvaient d’une haie élégante mais se retrouvent envahis jusqu’au potager du voisin. Pas de panique ! Il existe une solution radicale, certes physique mais diablement efficace, pour dire adieu définitivement aux bambous envahissants… et retrouver la paix de son terrain !

Bambou : herbe vigoureuse ou fléau vert ?

Il faut le rappeler : malgré sa prestance, le bambou est tout simplement une herbe, appartenant à la grande famille des graminées. Son principal atout reste sa rapidité de croissance, qui permet d’obtenir en un clin d’œil un brise-vue végétal ultra efficace. Mais voilà, après quelques années, surtout avec certaines espèces traçantes, le rêve vire souvent au cauchemar.

  • Les bambous traçants s’étendent grâce à un rhizome leptomorphe redoutable.
  • Des centaines de turions, ces jeunes pousses, surgissent parfois à des mètres du pied-mère.
  • Résultat : votre jardin (et parfois celui du voisin) se transforme en bambouseraie incontrôlée !

De nombreux jardiniers en arrivent même à regretter d’avoir planté ces herbes folles. Mais tout n’est pas perdu.

Bambous traçants ou non-traçants : ne vous plantez pas !

La première leçon à retenir, c’est qu’il existe des bambous « sages » !

  • Les espèces non-traçantes, à rhizome pachymorphe, forment des touffes serrées et restent bien à leur place.
  • Leur croissance souterraine est limitée (ouf !), évitant l’invasion généralisée.

À l’inverse, les bambous traçants eux, courent sous terre grâce à leur rhizome leptomorphe ; chaque année, de nouveaux turions partent à l’assaut du territoire. À part si vous souhaitez créer une bambouseraie digne de ce nom (et assumer !), mieux vaut miser sur les variétés non-traçantes dès le départ.

La solution radicale en trois actes (et quelques gouttes de sueur)

Quand le mal est fait, seul le courage (et un peu de sueur) paie. L’élimination définitive du bambou envahissant passe obligatoirement par une intervention manuelle. Voici le combat, étape par étape :

  • 1. Rasez les cannes dès mars : avec scie, débroussailleuse ou ensileuse. L’outil dépend de l’épaisseur des cannes, qui grossissent avec le temps. Il faut couper au ras du sol.
  • 2. Pourchassez chaque turion : Après la coupe, appliquez un passage de tondeuse fréquent pour éliminer les pousses récalcitrantes. Pour asphyxier les rhizomes, arrosez copieusement, histoire de les submerger et de leur couper l’envie de repousser.
  • 3. Déterrez, encore et toujours : Armez-vous d’une pioche (ou, pour les grandes surfaces, d’une pelleteuse) et retirez tous les fragments souterrains. Chaque morceau laissé risque de relancer la résistance ! Il peut s’écouler jusqu’à trois ans avant que les rhizomes ne rendent définitivement les armes, avec des turions de moins en moins nombreux chaque saison. Patience et régularité sont la clé.

Pour les plus pressés (et sportifs !), poser une bâche opaque et lourde (pierres obligatoires pour résister aux tempêtes) accélère l’asphyxie des rhizomes en les privant de lumière et d’eau. Mais attention : continuez à surveiller les bords et arrachez illico toute repousse hors zone couverte.

Luttes chimiques, croyances et fausses bonnes idées

Hélas, la tentation est grande d’utiliser des désherbants puissants, voire de l’eau de Javel, du gros sel ou du vinaigre. Mauvaise pioche !

  • La lutte chimique n’est pas une bonne solution : inefficace et toxique pour l’écosystème.
  • Les herbicides au glyphosate sont d’ailleurs devenus interdits, alors autant ne pas risquer son jardin ou sa santé.
  • Les « recettes miracles » comme le vinaigre ou le sel ne fonctionnent pas sur une bambouseraie, et font plus de mal à l’environnement qu’aux bambous eux-mêmes.

Quelques témoignages circulent autour de l’injection ciblée de désherbant dans les pousses. Même là, la méthode reste controversée, et rien ne remplace la persévérance du jardinier.

En définitive, la guerre contre les bambous envahissants n’est pas une affaire de produits miracles, mais de volonté acharnée, d’efforts physiques… et d’un zest de patience. Le meilleur conseil ? Choisir judicieusement ses espèces de bambous avant plantation, pour éviter le bras de fer ! Mais si vous êtes déjà envahi, sortez les outils, retroussez vos manches et préparez-vous à livrer bataille. Courage : vos massifs, un jour, vous remercieront !

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