Ces 5 oiseaux fascinants à guetter dans votre jardin cet hiver

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Et si, pour une fois, la rigueur de l’hiver n’était pas synonyme de silence mais bien d’un festival de plumes et de notes dans nos jardins ? Tandis que certains oiseaux migrent vers des contrées plus clémentes, d’autres, braves gaillards, décident de rester avec nous. L’hiver devient alors la saison idéale pour ouvrir grand les yeux et guetter ces merveilles à plumes. Voici cinq oiseaux fascinants à observer, bien installés derrière votre fenêtre ou emmitouflés sous votre bonnet.

L’hiver : une scène idéale pour observer les oiseaux

Même lorsque la nature semble en sommeil, un spectacle discret se joue sous vos yeux. Les oiseaux continuent de chanter, réchauffant ainsi l’ambiance hivernale. Avec les arbres dénudés, fini les cachettes, ils sont plus visibles que jamais. Ils s’aventurent souvent près des habitations à la recherche d’un banquet improvisé, rendant la période hivernale parfaite pour leur observation.

Préparez vos jumelles et ouvrez l’œil : la fête commence !

Le rouge-gorge : la star des jardins, mais pas si paisible

Impossible de passer à côté de ce petit gabarit, très populaire en Europe : le rouge-gorge. Attention, sous ses airs adorablement dodus (et, précisons-le, orange et non rouge), se cache un tempérament de feu. Oiseau territorial, il défend vaillamment son espace contre ses congénères – à croire que l’hiver réveille le côté guerrier des plus petits. À noter : les couples de rouge-gorge se forment pendant l’hiver, sans doute pour profiter du grand froid en duo.

Ce sédentaire appartient désormais à la famille des muscicapidés (il paraît que les arbres généalogiques évoluent eux aussi !), était auparavant classé parmi les turdidés. Son régime de gourmet est varié, puisqu’il se régale aussi bien d’insectes que de fruits.

Petit rappel : si vous avez la main généreuse, veillez à arrêter de nourrir les oiseaux à la fin de l’hiver. Sinon, ils risqueraient de nicher à proximité de ressources éphémères, entraînant parfois la famine des petits…

Le quatuor chamarré des jardins hivernaux

  • Le merle noir
    On ne présente plus le merle noir, ce territorial monogame (fidélité incluse !) à la robe d’ébène. Très présent en ville comme à la campagne, il appartient à la famille des turdidés. Si son menu préféré se compose d’insectes, il ne dit pas non à quelques raisins ou baies sauvages, pommes ou poires. Pendant la saison de reproduction, il affiche un caractère bien trempé et ne tolère guère les intrus sur son territoire.
  • La mésange charbonnière
    La vedette du jardin, c’est elle ! Issue de la grande famille des paridés, mais avec son genre à elle, Parus (on remercie la diversité), cette sédentaire s’adapte à la mauvaise saison en ralentissant son métabolisme la nuit et l’accélérant le jour : un vrai petit modèle de gestion d’énergie. Les mésanges apportent, hiver après hiver, joie et animation à la mangeoire – parfois même en compagnie d’un écureuil peu ravi de se faire subtiliser ses noix !
  • Le chardonneret
    Peu connu du grand public, le chardonneret mérite pourtant le coup d’œil avec ses couleurs vives et son élégance naturelle. Il fait partie de la famille des fringillidés (comme le moineau). Son alimentation varie au fil des saisons : insectes, larves, mais surtout graines, qu’il affectionne tout particulièrement. Un bonheur à contempler lorsqu’il picore, presque en équilibre sur les tiges gelées !
  • Le verdier d’Europe
    Plus trapu que le chardonneret, le verdier d’Europe se distingue par son plumage vert éclatant et… son caractère bien trempé. Territorial et peu partageur, il domine souvent la mangeoire, laissant peu de place à ses congénères. On ne plaisante pas avec l’heure du repas chez monsieur verdier !

Invitez la biodiversité chez vous… mais avec prudence !

Accueillir ces oiseaux dans votre jardin, c’est offrir un havre de vie en plein hiver. Leur présence n’a rien d’anodin : ils participent à l’équilibre naturel, sont de fins prédateurs d’insectes et pollinisateurs fidèles. Chacune de ces espèces, qu’elle chante ou se chamaille à l’ombre d’un buisson, contribue à la magie hivernale sous nos fenêtres.

Petit conseil malin : Pour prolonger leurs visites, vous pouvez installer des mangeoires (avec retenue, bien sûr), observer la rivalité bon enfant entre mésanges, rouges-gorges et verdiers, sans oublier de cesser le ravitaillement à la fin de l’hiver. Lorsque la belle saison pointe le bout de son nez, ils seront prêts à reprendre leur routine d’oiseaux libres, et vous, à savourer leur spectacle… jusqu’à l’hiver suivant !

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