Comment j’ai aidé les hérissons à survivre l’hiver : 3 abris faciles à construire dans votre jardin

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Vous entendez parfois des petits bruits dans votre jardin à l’automne ? Ce ne sont pas des lutins à la recherche d’un abri secret, mais probablement le hérisson d’Europe, en pleine mission “survie hivernale”. Dans cette grande aventure, notre petit ami piqueux a cruellement besoin d’un coup de pouce… ou plutôt d’un toit au poil ! Prêt à devenir le héros de la saison ? Voici comment trois abris simples peuvent changer le destin d’un hérisson cet hiver.

Pourquoi les hérissons cherchent-ils refuge en hiver ?

Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus, pour briller en société) commence à chercher un abri dès que l’automne installe sa fraîcheur. Dès que le thermomètre passe sous la barre fatidique de 11 °C, le voilà qui tombe en léthargie, un peu comme nous devant la télévision un dimanche pluvieux. Son hibernation, elle, dure de novembre jusqu’à la mi-avril au plus tard. Pendant ce long somme, il niche dans un cocon de feuilles : sous une haie, un amas de branches et de feuilles mortes, ou bien caché sous un roncier.

Mais le problème, c’est que ces abris naturels se font de plus en plus rares. Heureusement, le hérisson n’est pas difficile et s’accommode très bien d’un gîte moderne, fabriqué avec amour par des humains attentionnés. Spoiler : c’est là que vous entrez en scène !

Trois abris faciles à construire pour les hérissons du jardin

Installer un refuge chez vous, c’est simple, gratifiant et… meilleur pour la biodiversité qu’un nain de jardin lumineux. Voici trois modèles testés et approuvés pour accueillir le hérisson durant l’hiver :

  • La caisse retournée : Il vous suffit d’une caisse en bois, que vous retournez et recouvrez de paille et de feuilles. Prévoyez une entrée d’environ 15 cm de large (le format studio pour hérisson !). Camouflez la caisse sous une couche de branchages et de feuilles mortes. Installez-la dans un coin tranquille, bien à l’abri des vents dominants, loin de l’ensoleillement direct et de la pluie : sous une haie ou contre un mur, l’entrée idéalement orientée au sud-est pour un ensoleillement parfait (le saviez-vous ?) ;
  • Le modèle un peu plus sophistiqué : Ce gîte propose un sas d’accès, toujours avec la célèbre ouverture de 15 cm qui empêche chiens, renards & cie de venir perturber la sieste du locataire. La chambre intérieure, suffisamment large, protège du froid comme de la chaleur. Le petit plus ? Un tuyau latéral pour l’aération, digne des hôtels de luxe (version hérisson, évidemment) ;
  • Le gîte « rustique bois » : Munissez-vous simplement d’une scie à bûches, puis empilez les morceaux selon un schéma précis jusqu’à obtenir une chambre intérieure confortable. Pas besoin de diplôme en architecture ! Empilez avec conviction et offrez ainsi un abri naturel et efficace à votre pensionnaire à piquants.

Les bonnes pratiques pour inviter un hérisson chez soi

Peu importe le modèle, gardez en tête qu’il sera plus heureux si vous le laissez peaufiner lui-même les finitions : il transportera avec entrain le foin et les feuilles nécessaires pour rendre son nid aussi cosy qu’un plaid moelleux. Dans votre jardin, le hérisson apprécie aussi :

  • Le dessous du plancher d’une cabane de jardin,
  • Un tas de bûches à l’abri sous un escalier,
  • Un empilement de bois contre un mur,
  • Ou même un tas de branches entremêlées, laissé à la vie et aux intempéries.

Créer un coin discret, un peu sauvage, c’est parfois tout ce qu’il lui faut.

Un dernier conseil (hérissonné d’empathie)

La meilleure façon d’aider le hérisson à passer l’hiver, c’est de lui offrir, à défaut d’un cinq étoiles, un logement sûr, tranquille, et bien calfeutré. Laissez-le s’installer à son rythme : votre jardin deviendra, cet hiver, un havre pour ce petit mammifère en quête de chaleur. Bon bricolage et… ouvrez l’œil, il pourrait bien vous dire merci à sa façon dès le retour du printemps !

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