Chute de cheveux en automne : faut-il s’inquiéter ? Les signaux d’alerte à ne pas ignorer selon une dermatologue

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À chaque automne, le même spectacle : les feuilles tombent et nos cheveux semblent suivre le mouvement… Pas de panique, la nature aime les cycles, et nos têtes n’y échappent pas ! Faut-il vraiment s’inquiéter quand notre brosse fait le plein saisonnier, ou bien cela relève-t-il de la simple routine capillaire automnale ? Une dermatologue nous éclaire et, promis, vous allez respirer un grand coup avant de dégainer le sérum miracle.

Chute de cheveux à l’automne : ce qui est vraiment normal

Commençons par une vérité universelle, à coller sur le miroir de la salle de bain : chaque jour, nous perdons entre 50 et 100 cheveux. Oui, même ceux qui ne mettent jamais le nez dehors sans brushing. Parfois, ce chiffre peut monter temporairement jusqu’à 150, surtout quand l’automne pointe le bout de son nez. Et tout cela, sans raison de paniquer !

Le problème ? C’est que soudain, la chute se remarque plus : sous la douche, la brosse sature, l’oreiller en profite aussi… Et là, les doutes s’installent. « Pourquoi tant de cheveux maintenant ? Est-ce normal ? » La dermatologue Geeta Yadav, référence sur TikTok pour ses conseils sans jargon, se veut rassurante : il s’agit d’un phénomène naturel. À l’automne, le cocktail changements hormonaux, baisse de lumière et stress de la rentrée accélère le cycle capillaire. Résultat : beaucoup de cheveux arrivent en fin de parcours… et tombent ensemble !

Quand s’inquiéter ? Les signaux qui doivent alerter

Néanmoins, toutes les chutes ne se valent pas. Il y a une ligne rouge à ne pas franchir : celle du changement de densité capillaire. Si vous remarquez que certaines zones deviennent vraiment clairsemées, que les poignées de cheveux se décrochent au moindre passage de brosse ou que votre cuir chevelu se fait de plus en plus visible, il est temps de consulter et de demander un bilan sérieux.

  • Zones du crâne où les cheveux se raréfient nettement
  • Cheveux qui tombent par poignées entières lors du coiffage
  • Cuir chevelu qui devient plus apparent

Ces signaux peuvent indiquer un effluvium télogène, c’est-à-dire un dérèglement du cycle de pousse des cheveux. Cette situation survient souvent après un choc physique ou émotionnel (maladie, accouchement, période de stress prolongée…). Alors, inutile de culpabiliser ou de chercher l’explication unique : parfois, le corps encaisse puis le moment venu, il se « déleste ».

À surveiller aussi : les causes cachées derrière la chute

L’automne n’est pas toujours le seul coupable. D’autres facteurs peuvent s’inviter à la fête, sans rendez-vous :

  • Carences en fer, vitamine D, B12…
  • Changement de contraception
  • Soucis de thyroïde
  • Ménopause

Chacun de ces éléments peut fragiliser la tignasse et amplifier la chute. C’est pourquoi il est important de ne pas jouer les apprentis sorciers et de faire le point avec un professionnel : un bon diagnostic, et hop, on avance sur de meilleures bases !

Les remèdes tendance : miracle ou patience ?

Huiles de ricin, lotions au romarin… Ces produits affichent complet sur les réseaux et dans nos placards. Ils auraient la cote pour stimuler la microcirculation. Mais la dermatologue rappelle que, sans de bonnes habitudes de vie en parallèle, il ne faut pas espérer des résultats spectaculaires ! La clé ?

  • Une routine capillaire douce (oubliées, les brosses agressives et les shampoings décapants)
  • Un apport nutritionnel adapté
  • Et surtout… de la patience ! La régénération capillaire aime prendre son temps.

En résumé, pas besoin de perdre son sang-froid à la première mèche qui s’échappe. Par contre, si la chute persiste, s’intensifie, ou si vous constatez une perte de densité prononcée, mieux vaut consulter rapidement pour éviter d’aggraver la situation. En attendant, on bichonne son cuir chevelu comme on soignerait sa peau : doucement, régulièrement, et sans oublier un brin d’amour !

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